Partager l'article ! Placebo , Halle tony Garnier , 7 novembre 2009: Samedi 7 Octobre 2009 , Halle Tony Garnier , Lyon , PLACEBO “Soulamates never die , a ...
Samedi 7 Octobre 2009 , Halle Tony Garnier , Lyon , PLACEBO
“Soulamates never die , aren’t they ? “
A peine sortie du travail je me précipite dans ma voiture direction La Halle. J’ai hâte ce soir, j’en ai d’ailleurs pas bien dormi la nuit d’avant . Grisée par l’excitation d’avant concert j’ai le sentiment que ce soir je vais vivre quelque chose de grand.
J’approche la Halle la nuit est tombée. Je rejoins Gilles et Flo dans la file d’attente. Quelques minutes plus tard nous pénétrons dans cette immense halle. Je ne peux m’empêcher de penser que la dernière fois que je suis rentrée dans cette salle c’était pour Indo, en 2007. Il faisait un froid de canard et je courrais comme une dératée vers la barrière du premier rang. Ce soir c’est tranquillement que j’approche les premiers rangs et que je me pose tranquillement non loin de cette chère et tendre barrière tant aimée des boulays que nous sommes.
Pour nous faire patienter Brian et ses compères ont tout prévu . Ils occupent donc notre temps en nous passant des courts métrages sur les deux écrans géant. Initiative inédite et plutôt sympa , une bonne manière de se mettre dans le bain. On peut même retrouver les films sur le site internet du groupe et voter pour son préféré en ligne. Les thèmes sont plus ou moins les mêmes glauques et dérangeants, morbides , bien en phase avec l’esprit placebien . Le tout saupoudré d’un commentaire du groupe du genre ‘ peace , love and respect’. Halleluya. C’est bien joli tout cela mais on n’est pas venu pour voir un film.
Et on attaque de suite avec la première partie Expatriate. Un groupe de rock venu tout droit d’Australie . Un chanteur charismatique avec des allures de Dave Gahan parfois , Un clavier déjanté à la coupe de cheveux hallucinante , un batteur aux cheveux longs et un bassiste mignon à tomber . Leur rock aux influences électro avec des sonorités new wave très marquées passe bien , la Halle commence à se soulever et réagit bien , ils auront même un rappel . Bon point pour eux même si leur français est approximatif , ils invitent cordialement le public à les rencontrer après le concert.
Changement de scène un grand rideau blanc cache une partie du décor, deux micros sont installés. Celui de Brian à gauche, et celui de Stephan à droite. Encore un court métrage qui ne passionne plus grand monde, le public s’impatiente , il les appelle. Puis un immense soleil noir se dresse sur nous pour faire place enfin au groupe, une fois le rideau baissé . Moment de joie pour moi, je retrouve avec bonheur des sensations que je n’avais pas vécues avec Placebo depuis longtemps , le bonheur de les voir si près ( je suis au 5e rang de la fosse) , de les retrouver.
Brian arbore une coupe en carré court, ses cheveux sont noir de jais, mettent en valeur ses yeux sublimes et envoutants, ses lèvres charnues et irrésistibles , il porte un décolleté et un petit gilet de costume , mi fille mi garçon donc mais diablement séduisant. Je retrouve le Brian des années ‘ Black Market Music’ , celui dont j’étais folle , et ce soir une nouvelle fois je l’assume il me rend dingue . Une diva, une rock star , qu’on a envie de violer sur le champ . Je ne cesse de l’admirer lors des gros plans sur les écrans je me dis juste ‘ Mon dieu qu’il est beau’. Molkette un jour, molkette toujours. Trève de boulayterie , pardonnez moi pour cet égarement , revenons en au concert si vous le voulez bien.
Ils attaquent très fort avec les titres du dernier album tout en puissance. Le son est monstrueux, mais quelque peu altéré par la salle qui en elle-même n’est pas faite pour des concerts. Mais qu’importe. Ce soir je m’en prend plein la vue. Pas moins de 3 écrans gigantesques auréolent le groupe avec toujours ces projections en noir et blanc qui flirtent en permanence avec le glauque, le sale, le dérangeant . Ambiance très underground , immersion réussie. On part aussitôt dans les années Sleeping with gosht, ‘ follow the cops back home ‘ , ‘ soulmates never die’ la foule reprend en cœur ça saute de partout, la Halle rugit comme elle sait le faire quand lors des grands rendez vous , ce soir je le crois c’en est un.
Devant moi Stephan Osdal, le géant charismatique de Placebo. Maigri à l’extrême , les yeux exhorbités, il joue vite et bien , il est impressionnant de charisme , il m’impressionne . Il mettra du temps à réaliser qu’on est là mais dès qu’il décochera un sourire il hypnotisera la Halle. Ce groupe fait sur moi un effet de dingue. Et je me sens happée par ce souffle, je connais pas très bien le new album mais je saute de partout quand même , cette voix, la voix sublime de la diva Brian me guide et c’est terrible comme je me laisse faire , impuissante.
Moment sublime de la playlist, Stephan prend le piano et ils nous joueront ‘ Because I want you to’ en version lente, je décolle complètement. Viendront ensuite ‘ 20 years’ l’ecxellent inédit , puis encore d’autres que dont j’ai oublié le nom. Brian sourie, brian transpire, la Halle répond , ce soir j’ai retrouvé la communion entre eux et nous qui ne se produisait plus depuis quelques années , ce soir je me réconcilie avec l’un des groupes que je vénère le plus.
La fin de set monte en puissance avec le sublime ‘ Meds’ et les 2 rappels tonitruants , avec quelques titres phares comme ‘ Bitter End’ , ‘ Special K’ qui ne nous laissent aucun répit , ça bouge dans les premiers rangs , je perds 2litres d’eau par titre à force de sauter . L’excellent ‘infra red’ baignent Brian et Stephan d’une lumière rouge sang , c’est juste magnifique. On termine sur ‘ taste in men . Je suis toujours un peu perturbée d’entendre ce titre à la fin , ce même titre introduisait la tournée ‘ Sleeping with ghosts’ et je trouve qu’il a plus sa place en intro qu’en clôture de concert mais bon je vous rassure cela n’a en rien gâché mon plaisir.
Je quitte la halle crevée mais heureuse au bout de 2 h de show , encore sous l’effet de la médecine placebienne divine ce soir , la magie durera plusieurs jours. Le grand seigneur Molko serait bel et bien de retour . Thank you guys , ce soir était comme diraient certains un ‘putain ‘ de concert. Soulmates never dies .
Love rock’n roll and kisses ,
Laure.
Commentaires