Samedi 7 Octobre 2009 , Halle Tony Garnier , Lyon , PLACEBO
“Soulamates never die , aren’t they ? “
photo Carine Long
A peine sortie du travail je me précipite dans ma voiture direction La Halle. J’ai hâte ce soir, j’en ai d’ailleurs pas bien dormi la nuit
d’avant . Grisée par l’excitation d’avant concert j’ai le sentiment que ce soir je vais vivre quelque chose de grand.
J’approche la Halle la nuit est tombée. Je rejoins Gilles et Flo dans la file d’attente. Quelques minutes plus tard nous pénétrons dans cette
immense halle. Je ne peux m’empêcher de penser que la dernière fois que je suis rentrée dans cette salle c’était pour Indo, en 2007. Il faisait un
froid de canard et je courrais comme une dératée vers la barrière du premier rang. Ce soir c’est tranquillement que j’approche les premiers rangs et que je me pose tranquillement non loin de
cette chère et tendre barrière tant aimée des boulays que nous sommes.
Pour nous faire patienter Brian et ses compères ont tout prévu . Ils occupent donc notre temps
en nous passant des courts métrages sur les deux écrans géant. Initiative inédite et plutôt sympa , une bonne manière de se mettre dans le bain. On
peut même retrouver les films sur le site internet du groupe et voter pour son préféré en ligne. Les thèmes sont plus ou moins les mêmes glauques et
dérangeants, morbides , bien en phase avec l’esprit placebien . Le tout saupoudré d’un commentaire du groupe du genre ‘ peace , love and respect’. Halleluya. C’est bien joli tout cela mais on n’est pas venu pour voir un
film.
Et on attaque de suite avec la première partie Expatriate. Un groupe de rock venu tout droit d’Australie . Un chanteur charismatique avec des
allures de Dave Gahan parfois , Un clavier déjanté à la coupe de cheveux hallucinante , un batteur aux cheveux longs et un bassiste mignon à tomber . Leur rock aux influences électro avec des
sonorités new wave très marquées passe bien , la Halle commence à se soulever et réagit bien , ils auront même un rappel . Bon point pour eux même si
leur français est approximatif , ils invitent cordialement le public à les rencontrer après le concert.
Changement de scène un grand rideau blanc cache une partie du décor, deux micros sont installés. Celui de Brian à gauche, et celui de
Stephan à droite. Encore un court métrage qui ne passionne plus grand monde, le public s’impatiente , il les appelle. Puis un immense soleil noir se dresse sur nous pour faire place enfin au groupe, une fois le rideau baissé .
Moment de joie pour moi, je retrouve avec bonheur des sensations que je n’avais pas vécues avec Placebo depuis longtemps , le bonheur de les voir si près ( je suis au 5e rang de la
fosse) , de les retrouver.
Brian arbore une coupe en carré court, ses cheveux sont noir de jais, mettent en valeur ses yeux sublimes et envoutants, ses lèvres charnues et irrésistibles , il porte un décolleté et un petit gilet de costume , mi fille mi garçon donc mais diablement séduisant. Je retrouve le
Brian des années ‘ Black Market Music’ , celui dont j’étais folle , et ce soir une nouvelle fois je l’assume il me rend dingue . Une diva, une rock
star , qu’on a envie de violer sur le champ . Je ne cesse de l’admirer lors des gros plans sur les écrans je me dis juste ‘ Mon dieu qu’il est
beau’. Molkette un jour, molkette toujours. Trève de boulayterie , pardonnez moi pour cet égarement ,
revenons en au concert si vous le voulez bien.
Ils attaquent très fort avec les titres du dernier album tout en puissance. Le son est monstrueux, mais quelque peu altéré par la salle qui en
elle-même n’est pas faite pour des concerts. Mais qu’importe. Ce soir je m’en prend plein la vue. Pas moins de 3 écrans gigantesques auréolent le
groupe avec toujours ces projections en noir et blanc qui flirtent en permanence avec le glauque, le sale, le dérangeant . Ambiance très underground , immersion réussie. On part aussitôt dans les
années Sleeping with gosht, ‘ follow the cops back home ‘ , ‘ soulmates never die’ la foule reprend en
cœur ça saute de partout, la Halle rugit comme elle sait le faire quand lors des grands rendez vous , ce soir je le crois c’en est un.
Devant moi Stephan Osdal, le géant charismatique de Placebo. Maigri à l’extrême ,
les yeux exhorbités, il joue vite et bien , il est impressionnant de charisme , il m’impressionne . Il mettra du temps à réaliser qu’on est là mais dès qu’il décochera un sourire il hypnotisera
la Halle. Ce groupe fait sur moi un effet de dingue. Et je me sens happée par ce souffle, je connais pas très bien le new album mais je saute de partout quand même , cette voix, la voix sublime
de la diva Brian me guide et c’est terrible comme je me laisse faire , impuissante.
Moment sublime de la playlist, Stephan prend le piano et ils nous joueront ‘ Because I want you to’ en version lente, je décolle complètement.
Viendront ensuite ‘ 20 years’ l’ecxellent inédit , puis encore d’autres que dont j’ai oublié le nom. Brian sourie, brian transpire, la Halle répond ,
ce soir j’ai retrouvé la communion entre eux et nous qui ne se produisait plus depuis quelques années , ce soir je me réconcilie avec l’un des
groupes que je vénère le plus.
La fin de set monte en puissance avec le sublime ‘ Meds’ et les 2 rappels
tonitruants , avec quelques titres phares comme ‘ Bitter End’ , ‘ Special K’ qui ne nous laissent aucun
répit , ça bouge dans les premiers rangs , je perds 2litres d’eau par titre à force de sauter . L’excellent ‘infra red’ baignent Brian et Stephan d’une lumière rouge sang , c’est juste
magnifique. On termine sur ‘ taste in men . Je suis toujours un peu perturbée d’entendre ce titre à la
fin , ce même titre introduisait la tournée ‘ Sleeping with ghosts’ et je trouve qu’il a plus sa place en intro qu’en clôture de concert mais bon je
vous rassure cela n’a en rien gâché mon plaisir.
Je quitte la halle crevée mais heureuse au bout de 2 h de show , encore sous l’effet de la
médecine placebienne divine ce soir , la magie durera plusieurs jours. Le grand seigneur Molko serait bel et bien de retour . Thank you guys , ce soir était comme diraient certains un ‘putain ‘ de concert. Soulmates never dies .
Il est près de 20h quand après bien des péripéties j’entre dans l’Olympia. Ma présence ce soir au tout premier concert de la tournée , plus d’un an après avoir quitté Indo , et mis un terme à
l’Alice et June tour à Lyon, ma présence est inespérée. J’ai appris que je pouvais enfin venir il y a trois jours seulement . Alors que je m’étais faite une raison et préparée ‘ mentalement’ à
pas y être et pas être bien , forcément. Mon obstination , mon opiniâtreté et aussi un peu de chance font que ce soir je ferai partie des rares 2000 et
quelques à inaugurer le Météor Tour. Donc depuis 3 jours c’est Noël dans ma tête , j’ai cassé ma tirelire pour venir en train , je ne viens que pour ça , ou
presque , une folie , une de plus moi qui me croyait sevrée de tous excès indochinois . La flamme , L’’ Indo’ , ce truc que j’ai en moi , cet appel des entrailles , a encore une fois été plus
fort .
Ce soir quand je suis entrée dans l’Olympia j’ai eu la sensation fiévreuse de faire une nouvelle fois partie de l’histoire de ce groupe .
Quelle beauté tout de même , encore une fois nous avons été chouchoutés . L’Olympia , l’une des plus belles salles de Paris , la plus forte émotionnellement . Déjà je vous le dis , quand on
arrive , et qu’on lève les yeux vers les lettres illuminées en rouge , et qu’on y lit ‘ InDOCHINE METEOR TOUR ‘ je vous le jure , ça fait un effet de dingue . Indo , comme les
très grands noms de la chanson française et du rock international ont leur nom en haut de l’affiche , je suis vraiment trop sensible , mais rien que ça j’en ai eu les larmes aux yeux.
Et puis revoir ces visages , pour la plupart tous croisés , tous connus , revoir les t shirt indochinois fièrement arborés , les tenues noires , les coupes de cheveux ébouriffés , les filles et
les garçons maquillés , cette ferveur palpable qui est là et bien là , ça aussi ça m’avait manqué. Je suis de retour chez moi , et tout ça me revient et me répond curieusement , je me sens à ma
place. Je suis seule mais je me sens pas seule du tout . Je retrouve le pays qui n’existe pas , mon pays d’adoption , ma terre sacrée . Je reconnais tout , toutes les sensations de déjà vécu ,
tout me revient dans la tête avec bonheur , je sais dès les premiers instants que je refais corps avec une partie de moi , et croyez moi ça fait un bien fou . ça vaut toutes
les drogues du monde. Je suis une droguée à un truc qui n’existe pas mais qui se vit , et putain ce que ça fait du bien de s’apprêter à se ré injecter la
dose vitale …
Je pénètre dans l’Olympia , cette salle sublime et chargée d’histoire , le couloir est tout en rouge ça donne beaucoup de classe , et j’entre dans la partie inférieure ou il fait déjà très chaud
, le sol est incliné je suis contente je pourrai bien voir même si je suis loin.
La première partie débute avec Asyl , Mathieu a pour l’occasion sorti un costume noir , la playlist met bien en valeur le dernier album tout récemment sorti . Le jeu de scène reste celui que je
connais , Matthieu a des expressions , des mimiques qui virent parfois au tics , des gestes nerveux , qui vont bien au rock du groupe parisien un rock pur et efficace , qui prend bien sur le
public de ce soir , acquis à leur cause.
A peine Asyl partis , la pression monte , on commence à entendre les premier battements de mains sur ‘ Indochine , Indochine , Indochine’ , c’est comme le vélo ça revient très vite .
La pression monte , la fièvre aussi , j’ai hâte . La musique se fait plus forte , Edith Piaf chante dans l’Olympia , elle fut l’une des premières à s’y produire. Et puis voile noir sur nous ,
voile transparent sur scène , musique d’intro , on entend les pas des soldats , ça y est on rentre officiellement dans la république des Météors. A ce moment là , mon cœur s’accélère, je le sens
battre , j’ai des frissons sans avoir froid , c’est curieux mais ça me fait toujours ça avant de les voir . Dernière le rideau noir , on les devine , ils sont là , ils s’installent , mais on ne
les voit toujours pas . Indochine sait très bien comment nous rendre dingue , et ça marche à merveille , les secondes qui nous séparent d’eux sont interminables et ce maudit rideau….
Enfin , le voile tombe l’Olympia se soulève d’une seule voix , j’ai mis un an et demi à attendre ça … avec l’impression folle qu’on s’est quittés hier . ‘Electrastar’ pour commencer tout le monde
est à fond, Nico s’est fait coupé les cheveux il me semble , sa sacro sainte mèche semble plus courte que d’habitude. Boris arbore une chemise classe sombre et des lunettes de soleil , François
est auréolé de la pochette des Météors , le zeppelin est juste derrière lui. Oli a les cheveux longs , ça lui donne des allures de mage noir , Matu et Marco , quelle joie de les revoir … Ils
m’ont manqué .
Electrastar, puis Punker , ils commencent sur des titres archi connus puis a nouveau le noir dans la salle , première notes de Républika , ça démarre très fort ce soir , je l’attendais plus loin
dans la setlist , cette chanson est un hymne , on est républicains de loin ce soir , les points serrés et brandis avec ferveur . Le public est fait de fans qui connaissent sur
le bout des doigts le dernier album sorti il y a 4 mois seulement . ça crée une intimité entre eux et nous , c’est spécial , c’est ce que j’aime par-dessus tout .
Les sirènes de Little Dolls résonnent dans l’Olympia , les gens bougent ,la foule se soulève au moindre signe de Nicola , qui parfois nous laisse chanter , surpris et heureux
je pense. Junior Song , cette chanson me bouleverse , elle fait appel à des trucs chez moi , et c’est peut être pour ça qu’elle me traverse de part en part , ce soir ; j’ai cette impression
divine que je suis connectée à eux , la musique passe par chacun de mes membres , de mes doigts au orteils , je la sens se répandre en moi , c’est super électrique et tellement bon à la fois .
Y’a que Indochine qui me fait ça , y’a vraiment que Indo qui me fait ça . Putain de sensation . je ne sais pas comment il fait Nicola , il est loin ce soir et pourtant y’a
quelque chose qui passe entre lui et moi . Ce soir j’ai le sentiment que rien ne peut nous séparer , que le concert va durer toute la nuit , c’est idiot je le sais , mais cet instant est fort ,
il se vit pleinement , il est éternel.
Pendant Playboy j’appelle mes amis fans qui ne sont pas là ce soir , puis Punker fait encore monter plus haut une température déjà torride , je saute de partout , j’ai perdu déjà 3 litres d’eau
et ça ne fait que commencer.
Moment d’accalmie sur Le Lac, le ciel de l’Olympia est bleu étoilé, comme une nuit d’été sans nuages, je décolle, j’atterris pas. JDALL reste belle et n’a
pas pris une ride malgré l’abattage médiatique, elle reste vivante et fragile en live, comme une flamme, celle des briquets qui s’allument, elle reste magique. Mais ce n’est
rien à coté du titre suivant, Nicola nous a réservé une visite au Manoir ce soir, retour dans les années Paradize, je l’avais pas entendue depuis 6 ans, ce titre est sublime, je suis juste
heureuse. ‘ L’effet que ça me fait délivre moi’ …. Il ne croit pas si bien dire vraiment . L’ange noir est de retour ce soir , dans une petite forme , certes , mais qu’importe , l’important c’est
de se retrouver. Nouvelle accélération , place à ‘ Un ange à ma table’ . Ce titre est rapide , comme un boulet de canon. Il est très attendu des fans . Et ce soir nous ne
serons point déçus . Suzanne partage la scène avec Nicola pour le duo le plus sexy , le plus addictif de l’album . le public est aux anges . Hors de question de ralentir le rythme , Alice et June
s’invitent au repas , on n’aurait pas pu faire la fête sans elles et c’est l’explosion , le sol vibre , en haut comme en bas , l’Olympia est en ébulition . Sur scène aussi Nico retrouve son
jeu de scène que l’on connaît par cœur , la fusion est là , elle est palpable dans chacune des notes. Popstitute fait lever les mains tendues à l’extrême , vibrantes. Aussitôt
après on s’engouffre dans un medley de folie , ou je perdrai ma voix plus d’une fois , mais quel bonheur vraiment quel bonheur , tout y sera , de canary Bay à Steph 2 tout le monde est servi et
resservi , Nicola le grand seigneur sait recevoir, et nous le prouve encore une fois ce soir.
Nous sommes à bout de souffle mais jamais rassasiés . Les indoboys le savent et le concert est bien loin d’être terminé.
J’entend dans cette salle la petite voix de Théa , je pense immédiatement à June , et ce soir le titre défouloir est étrangement joyeux , nouveau bain de jouissance pour les
grands enfants que nous sommes , ça continue sur ‘ 3 nuits’ j’ai jamais vu autant de doigts fièrement levés , on n’entend même plus Nico tant l’écho de nos voix résonne, c’est
juste magnifique. Miss Paramount complète le tableau , les réflexes reviennent , Nicola sourie , quel effet ça doit lui faire de voir toutes ces petites mains brandies , unies vers lui , moi je
prend le même plaisir fou à le faire , c’est mon 37e concert ce soir . Je suis incurable.
Premier départ des boys , nous savons très bien que c’est un faux départ , et la foule commence à chanter en cœur ‘ Joyeux Anniversaire Nicola ‘ , il a eu 50 ans le 22 juin , 4 jours plus tot ,
la moindre des choses était de lui célébrer c’est chose faite . ‘ Merci vous êtes très gentils’ et on repart sur un set acoustique avec Boris et Oli . Joli set dans lequel il y a l’exceptionnel ‘
Kao bang’ pas joué depuis une bonne dizaine d’années. Le set est bien loin d’être silencieux , les mains battent en rythme , ambiance chaude et rassurante , je vous le redis , je suis chez moi ce
soir , j’y suis si bien …
Ils terminent sur ‘ Bye Bye Valentine’ , le titre m’avait pris en plein cœur à l’écoute de l’album , et ce soir je le savoure en silence , je regarde et je m’imprègne de la moindre note. Je sens
l’émotion arriver mais je ne pleure pas .
Nouveau depart des boys mais personne n’y croit vraiment , il manque l’éclat final de cette soirée scintillante , on se prépare on sait tous que ça va arriver , on voit les spots monter et
l’intro arriver de plus en plus forte …. Comme une bombe à retardement . Puis c’est l’explosion , L’Aventurier arrive c’est un véritable météor , l’Olympia se lâche , Nicola balaye la scène ,
l’avant scène , Boris donne tout à la gratte , c’est le titre phare , le titre communion , le titre ou tout se passe entre eux et nous . Le bonheur est total , il ne se voit pas , il ne s’écrit
pas il se vit pleinement à cet instant . Et pour que l’envolée soit complète , ils nous offre ‘ Le dernier jour’ . C’est mon titre préféré et je l’attendais . Il est tel que je
l’espérai , vraiment , un grand élan commun vers le ciel , les mains levés , frappant au rythme des perçus de François , ‘ A nos âmes dans la nuit…’ . Il y a quelque chose
d’électrique dans ce titre , un truc commun qui nous lient à eux , fin du morceau Nico nous fait chanter , nous remercie , ‘ putain de public’ il nous dit . L’ambiance est intense et tout
d’un coup je ne peux l’expliquer , les larmes me viennent . je ne suis pas triste , mais je ne peux les empêcher , elles ruissellent . Je les attendais , presque inquiète de ne pas les avoir eues
si tôt.
Cette soirée est intense , Nico rappelle les boys et nous offre un dernier morceau ‘ Parcequ’on vous aime tant’ !!! Ce titre là est repris en cœur , ça lui donne un côté solennel . Il est
chanté en trio avec Suzanne et Gwen sur l’album, des gens proches de lui. Nous l’offrir ça me touche énormément , les textes y sont tellement forts ,’ je t’aime tant’ , tu ne crois pas si bien
dire… L’Olympia pourtant n’a pas sommeil et loin de là , Nico n’a pas non plus envie de nous quitter . Il installe le piano et entonne ‘ Tom et Jerry’ hésitant , seul sur scène. Le titre est
court et intime , il n’en fallait pas plus , je sens mes yeux se tremper , les larmes roulent je ne peux les arrêter … Il nous salue nous dit à bientôt cet automne , pour moi c’est à très bientôt
, je serai là pour la 4e date de la tournée à Angers .
L’Olympia se rallume sur des sourires , des gens vidés , en sueur , mais heureux . Pas besoin d’etre devin pour le voir . Je m’avance je veux voir cette salle je découvre le balcon de l’Olympia ,
je vois qu’elle n’est pas si grande j’essaie de m’imaginer à quel point l’émotion a pu être présente vu de là.
Je rejoins mes camarades , tout le monde est unanime , on a vécu un des plus beaux concerts indochinois qu’il puisse exister .
Merci les boys , nos retrouvailles furent une réussite. L’aventure ne fait que commencer . Je sens qu’elle va être intense . A très bientôt donc . Octobre c’est demain .
50 ans aujourd'hui , 25 ans de carrière au service d'Indochine , 11 albums , presque autant de tournées , un rêve réalisé en 2006 , ton concert à Hanoï dont tu rêvais tant , dans quelques
jours tu t'offriras l'Olympia avec beaucoup de tes amis , tes fans les plus proches . Dans un an tu embrasseras une carrière déjà couronnée de succès , tu seras le premier rockeur français à fouler
la scène du Stade de France , que t'auras réussi à remplir un an avant ... que peut on souhaiter de mieux à un parcours aussi brillant ....
Tout cela ce ne sont que des chiffres mais on oublie aussi pas mal de conquêtes amoureuses , ta petite fille , ton brevet de pilote d'hélicoptère , seul ' luxe ' que tu t'offres de temps en
temps quand tu veux t'évader loin de tout ...
T'es un esthèthe Nico , t'arrives à tenir plus de 2h30 en concert sans relâcher un seul instant , sans craquer , la tête haute , t'as une hygiène de vie exemplaire , tu bois pas , tu te drogues
plus , tu manges des sushis , tu commandes tjs des trucs invraisemblables à manger , le catering doit souvent galérer pour trouver de la nourriture jap et bio en tournée , mais bon je pense que tu
peux te permettre de réclamer ça . T'es pas star du tout pourtant t'es un tyran avec tes musicos , mais c'est pour leur bien j'en suis sure , c'est pour le notre j'en suis certaine .
Je me demande parfois si t'as encore quelques rêves qu'il te reste dans la tête et je l'espère fort pour toi . Je sais ,aussi que quelqu'un te manque plus que tout , que tous les jours tu y penses
, que certains jours plus que d'autres , cette douleur incessante revient .
Je sais , et je pense sans trop me tromper que tu as une passion vénale pour la scène , c'est là ou t'es bien , c'est vraiment ton lieu , celui ou tu donnes tout. C'est là qu'on s'est rencontrés
toi et moi . C'est là que finalement on se rejoint tout le temps. Parceque tu donnes tout , pour toi , tout le temps , j'ai envie d'être là , à chaque rendez vous que tu nous donnes je
suis présente. Comme un preuve pas très grande mais une preuve , une sorte de truc qui veut dire que j'suis là pour toi.
Tu vois , je te connais sans te connaître , mais j'pense te connaitre un peu quand meme . 6 ans bientot 7 que je marche dans tes pas , j'ai grandi , j'ai mûri avec toi , Nico. Tu m'as fait
vivre le plus beau moment de ma vie , tu as fait malgré toi ce que je suis aujourdh'ui . Tu es ma plus belle histoire d'amour et je suis fière de ça . Je t'aime Nicola , d'un amour que je ne
définis toujours pas , chaste , impalpable , mais ce dont je suis sure , c'est oh combien je suis heureuse .
Accrochée à ton étoile , et pour longtemps encore je le pense ,
voila , je viens de l'apprendre et ça fait un choc
Ils passent le 20 Mai prochain à Lyon. ALors oui oui ok , je sais , je vous avais promis , juré
craché sur la tête de Nicola de plus jamais de ma petite vie vous me verriez remettre les pieds dans un concert de Placebo. Je sais . J'ai dit aussi que Brian était la rock star la plus
antipathique de tous les temps , la plus méprisante envers son public , et que vous ne m'y reprendriez plus à aller faire la queue des heures pour la tête à Brian et à dépenser une partie de mon
salaire de chômeuse dans des places hors de prix .
Oui tout ça je l'ai dit .
Mais ... j'ai décidé d'y retourner . Hé oui... refoulée ou pas , on est molkette ou on ne l'est pas. Et force est de constater que ... je suis finalement bien atteinte. Mais cette fois ci
c'est la der des der .
SOulmates never die Mister Molko. See you soon.
Quand Cédric m'a proposé les Tings tings j'ai dit pourquoi pas sans trop savoir ce que j'allais voir . ALors certes y'a les titres qui passent à la radio oui mais bon ... moi j'aime bien aller au
delà de ce qui passe à la radio alors j'y suis allée , un peu faisant confiance à mon instinct et au bon gouts musicaux de mon ami très cher , qui jusqu'à présent ne m'a jamais déçue en matière de
musique.
J'avais auparavant jetté un oeil sur le myspace en découvrant qu'ils ne sont que deux , dont une belle blondinette . J'étais déjà en train de me dire que Monsieur avait pris la place pour mater de
la blondinette , genre chanteuse pop un peu bimbo , vous voyez . Comme d'hab j'aurai mieux fait de fermer ma grande gueule .
Je suis arrivée au transbo vers les 20h et des brouettes . La première partie avait déjà commencé . Je me place à ma place de d'habitude , premier rang des gradins à droite , une place que
j'affectionne depuis le dernier petit tour d'Alice et June . ( un an et demi que j'ai pas vu Indo ... ça commence à faire long ... quand j'y repense ... bref revenons à nos moutons ). La
première partie donc , alors ils sont trois dont une nana qui chante ,heu pardon , je dirai plutot qui hurle , ça joue très fort , trop fort pour moi , ça me soule , heureusement ça dure pas . j'ai
cru reconnaitre un instant Suzanne de Pravda mais c'était beaucoup trop électro pour être du Pravda . j'ai pas vraiment entendu le nom du groupe , j'ai pas vraiment cherché à connaître , en fait
.
Quelques minutes plus tard , les Tings tings débarquent acclamés par un public tout acquis à leur cause . Ils sont deux , comme les White Stripes , un gars plutôt musclé , Jules
,lunettes de soleil vissées sur la tête derrière une boîte à rhytme et une énorme batterie . La fille , Katie ,blondinette plutot jolie , vêtue d'une mini robe avec des collants fantaisie ,
coiffée d'une casquette militaire , gratte à la main. Ils sont que deux et ça ne va pas se sentir , ils occupent la scène d'une manière impressionnante . Toujours en mouvement , elle a une pêche
d'enfer cette chanteuse , en plus c'est une musicienne douée . Elle passe de la gratte aux percus hyper facilement , et joue de son charme naturel . Je serai un mec , je fantasmerai surement , je
pense. Ils commencent par ' We Walk' , ils casent au milieu ' Shut up and let me go' et termineront par l'autre hyper connue ..' That's not my name' . Le show est réglé parfaitement , mais ça se
sent pas , ou presque pas , quand elle balance le tambour sur scène j'ai trouvé ça génial , très rock star , j'ai marché à fond , j'ai aimé. Les autres morceaux ce sont de bons moments de rock bien
huilés coupés parfois par des sons sortis de la boîte à sample , le mélange s'équilibre bien, et la voix de Katie passe hyper bien sur l'ensemble. on ne s'ennuie vraiment pas et c'est
dommage qu'il n'aient juste de quoi faire une petite heure de concert car le public était chaud bouillant et en a redemandé . Pas de rappel , mais pas de regrets , hormis la courte durée du
concert , c'était quand meme super trippant , super sympa , en somme , les tings tings , ça détend . c'est presque mieux qu'on bon massage, pour la stressée de la vie que je suis c'était
parfait ce soir . Cédric aurait adoré , j'en suis certaine. Merci à toi , merci à eux ... des vendredis soir comme ça j'en reveux !!!
Another day is here and I am still alive I say these words aloud, they speak form the inside And everytime I see you You just walk away Still the world is turning
I want to hear what you, what you've got to say I want to hear what you, what you've got to say I want to hear what you, what you've got to say I want to hear what you, what you've got to say
My mind is all made up, I'm doing all I can I'm trying hard to think, but I can't understand Why everytime I see you You just walk away And still the world is turning
My head is spinning round, I don't know what to do If I'm so happy, I've got everything to lose And everytime I see you I can't stand to say And now it's always raining You're the one to blame
Everytime I see you You just walk away Still the world is turning
I want to hear what you, what you've got to say I want to hear what you, what you've got to say I want to hear what you, what you've got to say I want to hear what you, what you've got to... Say hey hey hey
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